Sujet
Art public et justice spatiale dans la rénovation du centre-ville de Johannesburg.
Définition des termes du sujet
Par « art public », nous entendons l’art tel qu’il est conçu par les politiques publiques en vue de son installation dans l’espace public. En effet, il ne s’agira pas de conduire un débat sur ce qu’est ou n’est pas l’art, mais bien de mener une étude sur le rapport des politiques urbaines à l’art, ou du moins à ce qui est considéré par les pouvoirs publics comme de l’art, et à leurs conséquences sur l’espace public, et donc sur la ville dans son ensemble. L’art public ainsi défini est donc en quelque sorte doublement public, en tant que défini par des pouvoirs publics, et en tant qu’exposé dans l’espace public.
A travers la notion de « justice spatiale », nous souhaitons nous interroger sur la capacité de l’art public à faire de la ville, un espace plus « juste », tout en sachant que le terme de justice est l’objet de nombreux débats, débats que nous tenterons d’intégrer à notre étude.
Problématique
En abordant la question du rapport entre art public et justice spatiale, nous aimerions apporter des éléments de réponse à la problématique suivante : malgré un discours qui fait de l’art public un instrument de (re)construction de l’unité de la ville de Johannesburg, notamment autour d’une identité africaine réaffirmée, l’art public participerait-il au processus de fragmentation urbaine?
Par cette problématique, il s’agirait d’inscrire notre projet dans un cadre de réflexion plus vaste, concernant les transformations de la ville post-apartheid, pour laquelle Johannesburg fait figure archétype.
Axes d’études
Pour tenter de répondre à cette interrogation, nous aimerions interroger :
- les acteurs publics en charge de la politique d’art public au niveau de la municipalité de Johannesburg, afin de cerner leurs motivations, leurs objectifs et les moyens mis en œuvre pour y parvenir
- les artistes et les acteurs du marché de l’art qui participent à cette politique d’art public
- les acteurs locaux, leurs pratiques et leurs représentations, afin de savoir s’ils sont consultés, voire impliqués dans la définition de ces politiques, et si leurs pratiques et représentations sont modifiées par l’implantation d’œuvres d’art dans l’espace public.
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